L'homme que l'on a payé pour se
retrouver dans mon téléviseur hésite entre une bimbo
blonde anorexique et une salope de concours.
Choix crucial me direz vous.
La décadence ne se trouve pas dans la difficulté qu'il a choisir entre deux femmes-objet
mais dans l'attrait que portent les personnes devant leur télévision à cette heure plus si tardive
que l'on croirait. «Qu'avez-vous vu, qu'avez-vous entendu ?»
Un divertissement me direz-vous. De la merde en barre rétorquerai-je.
C'est de pire en pire et personne ne s'en insurge. Sa fait mal au cul comme dirait
l'autre. Ca m'empêche plutôt de dormir.
Je ne sais pas où nous allons mais ca ne sent rien de bon.
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La vraie journée commence sous ce soleil de plomb
sur notre nappe vichy verte habituelle.
Presque un rituel.
Une routine.
Mais chaque mot, chaque geste, chaque fous-rire nous parait plus
singulier les uns que les autres.
Je ne me vois même plus dans une conjoncture où je blâmerai
les moments passés à ses côtés.
Elle parvient même à modifier mon reflet dans le miroir.
Je ne sens plus la fin. Une pathologie suspecte, certes.
Mais agréable. Ce qui se trotte est d'une singularité,
à toutes épreuves. Ca promet.